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Ouvrage 

Titre:
Dirty week-end
Auteur:
Zahavi (Helen)
Edition:
Phébus
Réunion du:
13.09.2011

Commentaire

dirtyweBella, une jeune anglaise de Brighton, découvre soudain que la coupe est pleine et se met à massacrer allègrement les hommes qui ont la malchance de la croiser au cours du week-end.

 

Allègrement ? Non, justement, et il est des lecteurs pour regretter que ça n'ait pas été plus jubilatoire, que l'on ait pas été davantage dans le fantasme débridé, à la Queneau par exemple. Un week-end de nettoyage à sang avec une Amazone sans peur. Mais ce n'est pas le cas.

Et sont-ce les hommes qui ont eu la malchance de la croiser, ou a-t-elle, elle, la malchance de tomber sur des hommes comme ça ? Il faut dire qu'elle n'a pas de chance, ce sont tous des violeurs potentiels, à la limite de la caricature. Peut-être est-ce sa fragilité personnelle qui attire les "tordus" ?

 

Si tous s'accordent sur la qualité très relative de l'écriture, le consensus s'arrête là. C'est gênant, c'est dérangeant, voilà le terme qui revient le plus souvent. Ce n'est pas toujours pour les mêmes raisons, l'oppression et la violence ont obligé certains lecteurs à s'arrêter pour reprendre leur souffle. D'aucuns sont tout simplement restés en retrait devant la répétition, l'accumulation et l'absence de progression – "c'est chaque fois la même chose, ça tourne un peu en rond, ça devient systématique, on sait que quand elle croise un type elle va le tuer, c'est éminemment prévisible" – et aussi devant le style assez racoleur.

 

D'autres, enfin, intéressés par l'émergence de livres sur la condition féminine, considèrent que le roman vaut par l'histoire de cette femme qui ne voit plus d'autre solution que de se lancer dans une grande croisade, de chercher, de provoquer, de tuer non pas pour le plaisir mais pour se venger de son passé et des hommes. Ceux qu'elle croise paient pour eux-mêmes et pour les autres. C'est fort, fulgurant, prenant et on ne lâche plus le livre. Le temps de l'action est ramassé sur un week-end, la répétition répond à celle des agresseurs, les mots sont simples pour des situations simples, le style haché augmente la violence et le malaise.

 

Le livre appelle de nombreuses références, parmi lesquelles Virginie Despentes ou 1Q84, le dernier Murakami, dont l'héroïne est une tueuse professionnelle. On imaginerait assez bien une adaptation au cinéma – on pense à Kill Bill – mais il n'y aurait eu qu'une adaptation théâtrale en Angleterre. Il faut rappeler que le livre a fait l'objet d'une demande d'interdiction au Parlement de Londres pour immoralité.

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Mise à jour le 30/01/2026