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Ouvrage 

Titre:
Ça va aller, tu vas voir
Auteur:
Ikonòmou (Christos)
Edition:
Quidam Editeur
Réunion du:
03.05.2016

Commentaire

avaallertuvasvoir

"Ça va aller, tu vas voir" est une succession de nouvelles sur la vie quotidienne en Grèce après la crise. Des nouvelles qui ressemblent à des chroniques, ancrées dans une réalité très concrète, très prosaïque, et qui ont pourtant un air d'irréalité. On peut citer "Pancarte sur un manche à balai", dans laquelle un ouvrier va manifester seul, avec une pancarte vide, devant la maison du patron de son ami mort dans un accident du travail. La religion tient une place importante, ce n'est pas par hasard si toutes les nouvelles se situent pendant la semaine sainte.

 

Le climat d'ensemble est très pesant, ce n'est que désespoir, désenchantement, absence totale de perspective. Nombre de lecteurs ont été rebutés par cette atmosphère, comme si l'auteur avait voulu les charger du malheur de ses protagonistes. Certains le déplorent d'ailleurs, car il est important d'avoir des témoignages contemporains sur la vie en Grèce. Qu'est-ce qui empêche ici d'entrer en empathie avec les personnages ?

 

Ce n'est pas le sujet, bien sûr. Le texte est intéressant et prenant. En attestent les nombreuses références qui ont fait écho à la lecture : un programme de courts-métrages "Voyage en Grèce par temps de crise", "Le troisième Anneau" de Kóstas Takhtsís, "l’Accumulation primitive de la noirceur" de Bruce Bégout.

 

L'écriture peut-être ? L'art de la nouvelle est pour beaucoup celui de la chute, ici les chutes sont plutôt attendues. "Ce n'est pas agréable à lire, le style est pesant, il ne coule pas, mais c'est bien cela qui ajoute une certaine tension et à ce titre l'écriture est intéressante". Est cité "La clarinette" de Vassilis Alexakis, où des scènes pourtant moins noires ont été jugées plus touchantes. Les lecteurs s'accordent pour évoquer – et regretter – une "écriture non empathique".

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Mise à jour le 18/01/2021