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Ouvrage 

Titre:
La tresse
Auteur:
Colombani (Laetitia)
Edition:
Grasset
Réunion du:
05.12.2017

Commentaire

latresse

 

Trois femmes, trois destins, trois continents. Smita en Inde est une Intouchable, Giulia travaille dans l'entreprise de son père en Sicile, Sarah est une avocate réputée au Canada. Elles sont reliées sans le savoir par un lien intime et personnel, et par la même détermination à lutter contre la fatalité.


 "C'est un livre qui fait du bien, qui donne un peu de bleu dans l'ambiance actuelle". Cette appréciation est-elle unanime ? Pas tout à fait. La plupart des lecteurs a beaucoup apprécié le caractère de ces trois femmes, la façon dont elles mènent leur formidable combat pour refuser ce qui leur échoit, leur force et leur volonté pour reconstruire leur vie. "Sans être forcément d'une grande portée littéraire, la lecture est plaisante, c'est un très joli livre avec lequel on passe un bon moment". On peut croire au début qu'il s'agit de trois nouvelles, on s'aperçoit rapidement qu'il n'en est rien. Que l'on se doute ou non de ce qui va advenir, "c'est un vrai récit qu'on ne lâche pas, quand on le prend on a envie de continuer, on attend de voir comment le puzzle va s'assembler. Et l'on y apprend des choses, essentiellement sur le sort des Intouchables. Enfin le côté féministe a une réelle portée, il n'est pas exagéré."
 
Les appréciations se nuancent parfois de quelques réserves : "J'ai tout deviné à l'avance, c'est peut-être là qu'est le plaisir ? Est-ce l'un des ressorts utilisés par la littérature dite facile ? Il y a des facilités de langage, des phrases toutes faites, des lieux communs, des répétitions ; L'un des personnages, celui de l'avocate, est un peu artificiel, un peu caricatural."

Ces restrictions sont pour d'autres lecteurs des défauts rédhibitoires : "l'écriture, assez pontifiante, est truffée de clichés et de platitudes, personnages et situations sont caricaturaux (un beau sikh sauve une belle sicilienne, l'attitude de l'avocate confine à la rigidité mentale), tout est éminemment prévisible, les ficelles sont bien visibles". D'aucuns d'ailleurs n'ont pas lu le livre pour ces raisons.
 
Et qui écoute la discussion sans avoir lu le livre ne peut que s'intéresser aux contradictions du débat : le lecteur a envie d'avoir une histoire, il a aussi une exigence d'écriture, il a besoin des deux. A quel moment la qualité de l'écriture peut-elle être déterminante ? A-t-on la même exigence dans tous les cas, sur tous les sujets ?

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