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Ouvrage 

Titre:
Petits travaux pour un palais
Auteur:
Krasznahorkai (László)
Edition:
Cambourakis
Réunion du:
13.01.2026

Commentaire

petits-travaux-pour-un-palais 

Bibliothécaire pendant plus de quarante ans à la New York Public Library, herman melvill, qui n'a rien à voir avec l’auteur de Moby Dick, est pourtant fasciné par son homonyme, ainsi que par Malcolm Lowry et par l’architecte Lebbeus Woods. Il met ses pas dans les leurs pour arpenter Manhattan de façon méthodique et obsessionnelle. Tout en s’efforçant de mener secrètement à bien un projet de bibliothèque idéale sans lecteurs.

 

-       "C'est une littérature expérimentale audacieuse, un flux continu sans point. J'ai mieux apprécié le livre à la deuxième lecture. La première fois c'était un pensum, mais ensuite je me suis rendue compte que les digressions permettaient une lecture fluide. J'ai cherché des informations sur Lowry et Melville, ainsi que les dessins de Lebbeus Woods, très impressionnants : les tours qui s'effondrent, Manhattan construit sur un rocher alors que tout le reste est effondré, … Le narrateur pourrait être une réincarnation de Bartleby : il est renfermé, solitaire, il fait des fiches et des trajets, sauf que Bartleby refuse, lui, d'être renvoyé. Il fabrique sa réalité, et sa préoccupation de faire une bibliothèque entièrement fermée sans lecteurs traduit bien les obsessions d'un maniaque. On peut trouver sur le site "en-attendant-nadeau" un inédit de László Krasznahorkai "Valzer se met en route".

-       "C'est fabuleux, cette écriture et cet art de la digression sont remarquables. Cela m'a fait penser à Thomas Bernhard. On a une description magistrale de la folie, c'est fascinant et délirant. J'ai aussi découvert Lebbeus Woods, ce qui n'est pas rien."

-       "Un livre surprenant dans sa forme, sans points avec une suite d'associations libres qui semblent décousues mais qui ne le sont pas, le narrateur a une recherche effrénée de sens : le lien qu'il fait petit à petit entre les 3 personnes, Herman Melville (son nom sans e), Malcom Lowry et Lebbeus Woods. Le point d'accroche de sa réflexion, la destruction, la catastrophe, l'universel, l'homme-terre : quelque chose s'effondre. Son fil conducteur est la bibliothèque dans laquelle il travaille et sur laquelle il construit son délire et sa déambulation entre les parcours des 3 personnes. C'est un cas clinique très bien construit, décrit de l'intérieur de la pensée du narrateur enfermé dans sa logique paranoïaque. J'ai mis du temps à m'en rendre compte. Bravo."

-       "C'est un très beau livre. J'ai été fasciné par le côté obsessionnel du projet de créer une bibliothèque où il n'y aurait plus de lecteurs, ainsi que par la montée progressive vers la conclusion et l'enfermement."

-       "C'est une démarche intéressante, entre la géographie de Manhattan et le projet de cette bibliothèque très spéciale. Mais j'ai été gêné par la déstructuration de la narration, qui m'a empêché de retenir les nuances et la progression. En tant que lecteur on est habitué à structurer notre pensée, là je trouve que l'auteur écrit pour son seul plaisir."

-       "Je ne me suis pas rendue compte tout de suite qu'il n'y avait pas de point, il a fallu que quelqu'un me le signale. C'est un exploit, ça m'a vraiment bluffée. Il y a aussi la découverte des dessins de Woods."

-       "Je me suis arrêtée à la moitié, je n'arrivais pas à savoir où ça allait, et j'ai été découragée."

-       "J'ai bien apprécié ce livre, sa logique interne, son côté labyrinthique obsessionnel et ses flashs sur l'art de la création. Cela m'a fait penser à l'Aleph de Borges. J'ai lu aussi "Le baron Wenckheim est de retour", c'est très différent."

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Mise à jour le 30/01/2026