Accueil Les livres commentés Détails - Le lieu perdu

Les derniers livres commentés

Identité - Fragments, franchises Jean-Luc Nancy – Galilée

La sentinelle tranquille sous la lune – Soazig Aaron – Gallimard

Trois récits – Jean-Luc Lagarce – Solitaires intempestifs

 

lors de la réunion du 15 juin 2010

 
 

Les prochaines lectures

Sarnia – Gerald Basil Edwards – Points

   traduction Janine Hérisson

Flush : une biographie – Virginia Woolf – Le bruit du temps

   traduction Charles Mauron

Le ParK – Bruce Bégout – Allia

Les naufragés de l'île Tromelin – Irène Frain – J'ai lu

 

pour la réunion du 14 septembre 2010

 

Tous les livres commentés

Ouvrage 

Titre:
Le lieu perdu
Auteur:
Huidobro (Norma)
Edition:
Liana Levi
Réunion du:
23.02.2010

Description

lieuperdu

Un policier de Buenos Aires est envoyé dans un petit village perdu, sa mission est d'obtenir de Marita les lettres que lui écrit son amie Matilde. Le compagnon de cette dernière est en effet recherché par la police.

 

Ferroni, contraint d'être là, est accablé de chaleur et obsédé par ses chaussures qu'il ne peut garder propres dans ce pays de poussière. Il harcèle Marita qui résiste, dure comme les pierres de son pays. Il est plein de fureur contenue face à cette fille qui lui tient tête, lui qui d'habitude, à Buenos Aires, mène des interrogatoires rapides et sans ménagement. Au cours de cette longue confrontation un épisode terrible de son enfance va progressivement lui revenir en mémoire.

 

La violence de certaines scènes, directes ou remémorées, n'empêche pas de nombreux et beaux moments de poésie, notamment dans la connivence entre les femmes. A travers les lettres sans fard de son amie Matilde, Marita vit une vie à laquelle elle n'aura sûrement jamais accès. Dans une relation qui ne manque pas de drôlerie, elle est aussi attachée à Natividad, à qui elle lit les lettres de son fils et auprès de qui elle trouve refuge.

 

Le récit aborde avec sensibilité de nombreux thèmes : le lien entre ceux qui partent et ceux qui restent, la persistance de certains souvenirs d'enfance, l'amitié entre des femmes, la résistance sur fond de dictature.

 

Enfin ce premier roman est très bien fait, très bien écrit : on voit le café désert où Ferroni fait la connaissance de Marita, on le suit dans la campagne avec ses problèmes de chaussures, on a chaud, on voit la porte qui s'ouvre sur le souvenir d'enfance, on voit les couleurs – le blanc, le rouge, les cimes jaunes des tipas.

 

Une belle lecture.

 

Bannière
Copyright © 2010 120 Grand' Rue. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.
 

Les actus

Prix des lecteurs 2009-2010

  L'annonce

  Marie-Hélène Lafon

  Buchet-Chastel

Mis à jour ( 22.06.10 )