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Ouvrage 

Titre:
La nuit du bûcher
Auteur:
Márai (Sándor)
Edition:
Albin Michel
Réunion du:
12.01.2016

Commentaire

lanuitdubucher

Un moine espagnol, envoyé à Rome pour y perfectionner ses talents d'inquisiteur, découvre les méthodes de l'Inquisition romaine et se trouve confronté à la célèbre histoire de Giordano Bruno. Après quoi, gagné par le doute, il part à Genève pour y exercer le métier d'imprimeur.

 

Les lecteurs sont partagés sur ce texte écrit en 1974, qui décrit les extrêmes auxquels mène toute croyance absolue. Pour certains le personnage est faible et peu intéressant, le début est lent jusqu'à l'arrivée dans le récit de Giordano Bruno, l'aspect didactique est trop marqué. On ne peut évidemment pas éviter de penser aux extrémismes religieux actuels. On est loin aussi des sujets de Sándor Márai.

 

Il faut tout de même noter qu'on apprend beaucoup de choses sur l'Inquisition, sa cruauté et sa barbarie, sa violence morale, toutes choses que nous ne pouvons pas ranger dans le passé comme nous aimerions le faire. On peut être surpris par la présentation des confortatori, décrits avec un fanatisme quasi bon enfant, tellement convaincus de bien faire en incitant les victimes à désirer leur châtiment, pour leur bien. La description de l'intérieur de tous ces personnages qui ne doutent jamais, persuadés d'être dans le vrai, c'est cela qui a convaincu les autres lecteurs, de même que l'impossible échappée du narrateur. Il renonce à l'Inquisition pour une étrange raison : comme il est impossible de convaincre tout le monde, autant arrêter. Son échappée le mène à l'extrême opposé, au calvinisme à Genève, à une autre prison. Le contexte des guerres de religions est bien rendu dans l’errance du narrateur qui, en pays catholique ou en pays protestant, ne se trouve plus bien nulle part, une fois ses illusions abandonnées. Les deux versants du christianisme se combattent et se ressemblent, le poids des sociétés et des religions est tellement fort qu'il n'y a pas de réelle issue. Quant à la faiblesse du personnage, elle est vue avec justesse, car les systèmes fonctionnent avec (grâce à ?) des personnages faibles.

 

Malgré les réserves qu'on peut avoir, "on peut aussi goûter notre plaisir de roman" dit un lecteur. Goûter à la forme et au déroulé, aux thèmes, à l'allant du récit, et à quelques moments forts comme le face-à-face avec le grand Inquisiteur, le cardinal Bellarmin.

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Mise à jour le 14/01/2026