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­Les Grandes Oubliées – Titiou Lecoq – L'Iconoclaste
Works – Vitaliano Trevisan – Verdier
     traduction Christophe Mileschi et Martin Rueff
Mater 2-10 – Hwang Sok-Yong – Picquier
     traduction Jean-Noël Juttet et Mikyung Choi


 lors de la rencontre du 22 septembre 2026

 

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Ouvrage 

Titre:
Les Grandes Oubliées
Auteur:
Lecoq (Titiou)
Edition:
L'Iconoclaste
Réunion du:
22.09.2026

Commentaire

les-grandes-oubliees-pourquoi-l-histoire-a-efface-les-femmes 

Journaliste, autrice et blogueuse française, Titiou Lecoq publie en 2021 l'essai "Les Grandes Oubliées", sous-titré "Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes", préfacé par Michelle Perrot.

De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois.
Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’histoire. Pourquoi ce grand oubli ? Titiou Lecoq étudie les mécanismes d'invisibilisation et d'effacement des femmes des récits historiques traditionnels, des manuels scolaires et de la mémoire collective.

 

-        "C'est très intéressant. C'est même quelque chose d'essentiel et de salutaire, qui devrait être lu par tout le monde, les hommes en particulier. Le livre balaie toute l'Histoire jusqu'au combat des femmes d'aujourd'hui."

-        "En s'appuyant sur maints exemples à travers l'Histoire, le livre rend hommage aux femmes oubliées. Ceci est dû à :

-        La société patriarcale où les hommes dominent l'ordre social.

-        L'écriture de l'histoire elle-même - écrite souvent par des hommes - où règnent essentiellement les rôles des figures masculines.

-        Les manuels scolaires qui restituent cette histoire de manière récurrente.

Il s'agit avant tout du récit accessible, vulgarisateur d'une journaliste – et non d'une historienne. Même si elle cite souvent des recherches d'historiens, dans certaines affirmations il manque parfois un étayage scientifique. ("J'espère que les médiévistes ont arrêté de lire" p.66). Ce défaut fait que l'on peut sentir parfois une réinterprétation de l'histoire pour la faire plier totalement à ce qu'elle veut démontrer.

Il est jalonné de quelques biais également : "ectoplasme neurasthénique" quand elle évoque une femme des cavernes accroupie devant le feu, c'est avant tout une projection ou une surinterprétation.

Ou encore, même si les registres de métier attestent de la féminisation de certaines professions, ce n'est pas parce qu'elle a retrouvé l'exception du nom d'une femme qui a participé au creusement de fondation d'une cathédrale que, de ce fait, nombreuses furent les femmes ont pu réellement exercer la pénibilité de ce travail de force ...

On ne peut pas en vouloir à l'autrice d'user, par passage, d'un ton quelque peu revanchard parcouru par un brin de cynisme. Cela permet aussi de décaper l'histoire officielle ancrée dans les esprits.

Malgré ses quelques défauts, le livre a le grand mérite de porter à la connaissance de tout un chacun ces zones blanches qui correspondent aux femmes invisibilisées de l'histoire. In fine le livre contribue à réparer une injustice qui traverse toute l'histoire de part en part."

 

-        "Livre très instructif pour connaître l'histoire assez complète de la femme, depuis la préhistoire à nos jours.

Il déconstruit les certitudes : notre capacité à citer des femmes remarquables à différentes époques, (juste quelques-unes) ne dit rien de la vie quotidienne des femmes durant les derniers siècles.

Les femmes ont été oubliées dans l'histoire, pas citées, ni même dans les manuels scolaires aujourd'hui.

C'est un livre très documenté, avec quelques élans d'écriture provocatrice.

On apprend beaucoup ! C'est une lecture à recommander aux jeunes femmes et aux jeunes hommes.

Par exemple, la femme préhistorique chassait, peignant dans les grottes, sachant se battre ; les amazones étaient des tribus de femmes guerrières.

Ce sont d'abord les hommes qui parlent de la division sexuelle du travail : "les femmes sont sous équipées par rapport aux hommes" et la sédentarisation a renforcé le régime de la domination. Cependant, les communautés de la Gaule attribuent aux femmes des droits vastes, et au Moyen Âge reines et chevaleresses exercent le pouvoir.

Il reste que les représentations étaient majoritairement très négatives et abaissantes.

Dans le désordre : chez les Grecs, hommes et femmes viennent du même moule mais la femme est un objet raté ; au Moyen Age selon l'Eglise, les femmes perçues comme des animaux ne seraient pas capables de se contrôler, la chasse aux sorcières est alors justifiée ; au siècle des Lumières, les femmes sont physiquement faites pour servir les hommes ; plus tard, au 19ème et même au début du 20ème siècle, on a pratiqué l'excision car les femmes sont hystériques et migraineuses. Une femme ne peut pas non plus hériter.

La femme est très longtemps exclue du pouvoir politique, et la pensée sexiste est toujours vivace."

 

-        "J'avais des préventions mais je l'ai lu avec énormément de plaisir. C'est jubilatoire. Il y a quelques petites erreurs par ci par là, mais c'est plaisant, et je recommande."

-        "Sur le plan rédactionnel, au-delà d'un récit direct, du ton familier (voire "djeune") on peut sursauter quand on lit certaines expressions : "Chilpéric fait genre que "oui oui super idée faisons comme cela p.67" / "Et il se dit qu'il ferait bien comme Sigerbert en épousant une meuf de la haute p.66" / "Ensuite tranquilou pilou, il épouse Frédégonde la servante p.68" / …"

-        "Si elle utilise ce langage c'est pour attirer des gens plus jeunes, il faudrait savoir quelle était sa cible. Bien sûr il y a Françoise Héritier qui s'adresse à des gens éclairés. C'est bien que Titiou Lecoq s'exprime comme ça."

-        "Cette façon de s'exprimer ne dit pas que ça. Ses pointes, c'est une façon de dire un ras-le-bol du discours scientifique, et il n'y a rien d'injurieux ni de grossier. Elle cite quand même beaucoup de références."

-        "Quand elle cite Françoise Héritier, on se dit qu'on peut faire confiance, que ses propos sont justes. Son propos est soutenu par l'historienne Michelle Perrot qui préface le livre."

-        "J'ai été un peu dérangée par le vocabulaire, ça la dessert un peu dans sa crédibilité. En même temps c'est une respiration. J'ai bien aimé le livre, et relire le discours de Gisèle Halimi c'était bien. Titiou Lecoq devrait écrire dans un magazine masculin … "

-        "C'est un ouvrage de vulgarisation plutôt qu'une œuvre d'historien, ça peut-être une première lecture pour quelqu'un qui ne serait pas familier du sujet. J'ai quand même été gênée par le côté superficiel et péremptoire."

-        "En 200 pages on passe de la préhistoire à nos jours, c'est un tour de force. Je crois que c'est un des seuls livres qui passe sur toutes les périodes, ce n'est pas si mal. J'ai appris beaucoup, ça remet en cause bien des choses."

-        "J'ai envie de l'offrir à plein de gens."

-        "Le livre donne beaucoup de pistes et de clefs pour quelqu'un qui veut approfondir. Pour commencer c'est bien, c'est comme un catalogue de références."

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Mise à jour le 22/10/2026