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Ouvrage 

Titre:
Les quinze mille pas
Auteur:
Trevisan (Vitaliano)
Edition:
Verdier
Réunion du:
20.02.2007

Commentaire

trevisan

 

Un homme part de sa maison, où il vit seul, pour se rendre chez son notaire à la demande de celui-ci, en comptant ses pas comme il le fait toujours. Pendant son trajet, il évoque les circonstances de sa vie l'ayant amené à ce rendez-vous – la mort de ses parents et de sa sœur, le sort de son frère – en même temps qu'il se livre à toutes sortes de considérations sur l'art de faire ses valises, sur Bacon, sur l'urbanisme, l'architecture, …

Le livre n'a pas laissé les lecteurs indifférents. Certains l'ont trouvé carrément ennuyeux, d'autres le tiennent pour une de leurs meilleures lectures du moment. Les répétitions qui donnent au style un caractère obsédant et incantatoire sont une caricature pour les premiers, un enchantement pour les seconds – le style pouvant être comparé à celui de Thomas Bernhardt. De même pour la fin, où le personnage se révèle encore plus fou qu'on ne le pensait : les uns ont pressenti le dénouement, les autres n'ont rien vu venir, ont "marché" avec le personnage et se sont laissé surprendre.

Des lecteurs plus nuancés font état de la difficulté à entrer dans l'histoire, du malaise et de l'agacement devant la névrose perceptible du personnage. Mais ils se sont laissés entraîner et finalement fasciner.  

Tous s'accordent sur des moments particulièrement réussis, comme les belles pages sur Bacon. Il y a aussi la rencontre impossible du frère dans la villa, à la fois troublante et émouvante. Et les moments aériens où on peut basculer dans la rêverie, comme dans les descriptions de paysage. Enfin, malgré son étrangeté, on peut s'identifier au personnage dans le mouvement même du livre : aller à un rendez-vous important en se rappelant par flash-back les événements qui ont précédé est une expérience commune.

A noter que le livre a eu un véritable succès en Italie.

 

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Mise à jour le 20/01/2012