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Commentaire
Antoine Compagnon est un écrivain, critique littéraire et académicien français. Il a fait des études d'ingénieur à Polytechnique avant de bifurquer vers la littérature. Spécialiste de Proust et de théorie littéraire, il a enseigné dans des universités françaises et étrangères, ainsi qu'au Collège de France, et a écrit de nombreux ouvrages.
1966 est l'année de son arrivée en France, il se propose d'en décrire les événements marquants, en précisant ne pas se limiter strictement à cette année. Il passe ainsi en revue diverses thématiques : les universités, l'arrivée du livre de poche et les débuts de la consommation de masse (y compris culturelle), la théorie littéraire, le structuralisme, les affrontements entre courants de pensée, le cinéma, … sans oublier Les Élucubrations d’Antoine, la pilule, la minijupe, les porte-clefs, les DS 19, …
- "J'ai bien aimé cette évocation, d'abord pour la nostalgie (j'avais 15 ans en 1966), ensuite parce que je trouve fascinante cette époque où on avait débats d'idées et controverses intellectuelles à la une des journaux. Le livre a aussi concrétisé et matérialisé pour moi les évolutions majeures qu'il y eu à cette époque (en gros la massification de tout). Le panorama m'a semblé assez complet. Certains chapitres me sont cependant restés assez hermétiques, il y a eu des débats intellectuels assez pointus, on n'est plus très sûr aujourd'hui des enjeux des certaines controverses. Le propos est extrêmement documenté, les sources sont très détaillées – parfois trop (on aurait envie de le croire sur parole). Ça me donne quand même envie de relire certains chapitres." - "C'est un livre plein de références littéraires, journalistiques, cinématographiques, etc, qui décortique les relations entre les différents mouvements sociaux (avec les étudiants, les modes), intellectuels (en décrivant les confrontations et les accords entre Aragon, Godard, Barthes et les autres), culturels (le cinéma, le théâtre, la littérature). Il m'a permis de repérer certains changements dans la société de l'époque qui amorçaient le mouvement de mai 1968 contre la société de consommation, la société du spectacle. Mes préoccupations en 1966 n'étaient pas proches du microcosme parisien (point de départ du texte d'Antoine Compagnon) qui s'est étendu à Nanterre et toute la France en 68. Je travaillais déjà et j'ai lu ce livre avec un regard amusé. Ce qui m'a dérangée c'est que l'auteur dit qu'il a constitué ce texte comme une biographie, il avait 16 ans à l'époque de son arrivée en France et ne pouvait pas connaître cette période. Il s'est fait plaisir et nous a donné des informations sur un état des lieux intellectuel de l'époque. Le chapitre sur les relations entre Althusser et Lacan m'a bien plu." - "Antoine Compagnon, grand spécialiste de Proust, choisit de nous parler littérature autour de l'année 1966, l'année où il arrive de Washington où il a passé son adolescence, il a 16 ans, de son point de vue elle peut effectivement être considérée comme mirifique. Les écrivains se croisent, les idées se confrontent permettant un rappel des auteurs qui marquent leurs générations respectives, Mauriac, Aragon, Barthes, Sartre, Lacan, … Intéressant mais cela ne dépasse pas le microcosme germanopratin du 6ème arrondissement, excepté l'évocation du débat à propos de Treblinka. Et Antoine Compagnon de conclure : "Au fond, je vous ai raconté mon histoire ; 1966 était un prétexte. En fait c'est ma biographie car 1966 a été une année prodigieusement riche, comme toutes les années, et pas plus mirifique en littérature qu'une autre". C'est un peu osé. Mais c'est un livre très utile pour ses références bibliographiques." - "Je l'ai lu comme un livre d'histoire. Certains chapitres sont ardus, par exemple ceux qui traitent de philosophie. Mais de nombreux sujets m'ont intéressé, comme celui sur Treblinka et Hannah Arendt, ceux sur le cinéma avec l'évocation de Godard, de Rivette, ou celui sur Les Paravents de Genet. On découvre aussi que les femmes viennent d'avoir le droit d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation du mari, ainsi que les effets de la diffusion du livre de poche. En résumé j'ai lu ce livre avec plaisir sauf certains chapitres." - "Je suis d'accord avec ce qui a été dit. Cela m'a intéressé, l'auteur a un esprit synthétique. Il est peut-être moins fin sur le cinéma que sur la littérature. C'est vraiment un moment charnière, entre une période qui s'ouvre et une qui se ferme. Ça fait bizarre de voir que Mauriac était l'auteur principal de l'époque." - "Je ne l'ai pas lu mais un de mes amis tchèque, qui a fui la Tchécoslovaquie, a été emballé par ce livre, qui a complété ce qu'il savait." - "Je me suis arrêté à la préface, au bout de 30 pages. Il y a des références pour le choix de la date de 1966 au grand incendie de Londres ou à l'apocalypse, mais aucune référence à culture politique de l'Union soviétique ni à celle des autres pays. C'est une démarche pauvre, franco-française." - "C'est une traversée très personnelle de cette époque. Je le lirai pour l'esprit de synthèse d'Antoine Compagnon, mais ce n'est pas un historien. Et il n'est probablement pas l'homme le plus progressiste du temps. La culture américaine a eu une influence aussi. Il me manque cette hauteur, cette perspective." EventList powered by schlu.net Copyright © 2026 120 Grand'Rue. Tous droits réservés.
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